Guide d’achat pour décodeurs ZIMO

Pour vous aider à vous y retrouver lors de vos achats…

également un visuel pour y voir plus clair, et le catalogue détaillé.

 
 

Le type de décodeurs

On distingue quatre grands groupes de décodeurs :

  • Les décodeurs de fonctions

  • Les décodeurs moteurs pour modèles motorisés

  • Les décodeurs sonores (sous-groupe du précédent)

  • Les décodeurs d’accessoires.

Les décodeurs de fonctions ne gèrent aucun moteur. Ils servent principalement à activer des effets lumineux ou des servomoteurs. Ils peuvent être disposés dans des bâtiments, du matériel roulant non motorisé (voitures ou wagons), et reliés à la centrale digitale par les rails. Il n’existe que trop peu de décodeurs de fonctions sonores.

Les décodeurs moteurs sont les plus répandus. Ce sont ceux que nous mettons dans les locomotives pour les faire avancer. Ils disposent d’une gestion moteur avec retour de Force électroMotrice (r.F.é.M, ou BEMF, pour Back Electro Motrice Force en anglais), de plus ou moins de fonctionnalités, de connectiques différentes, et sont plus ou moins puissants (cf. infra).

Les décodeurs sonores. Les mêmes que les précédents (gestion motrice comprise), mais avec du bruit ! Ils servent à reproduire les sons des machines en fonction de leur comportement. Ils sont de fait plus volumineux que les précédents (notamment pour pouvoir stocker les fichiers sonores). La puissance sonore dépend de la gamme du décodeur (généralement, 1 watt pour le N, 3 watt pour le HO/OO/O). Ils offrent également une connectique pour pouvoir y connecter un haut-parleur.

Les décodeurs d’accessoires servent généralement à activer digitalement les aiguillages, les signaux lumineux et autres équipements de voie.

Ce qu’il faut retenir : le décodeur standard qu’il vous faudra pour équiper vos locomotives sont les décodeurs moteurs, avec leur pendant sonorisé auquel il faudra adjoindre un haut-parleur.

Classification d’échelle

Afin d’aider le modéliste à s’y retrouver, les décodeurs sont généralement classés par échelle. Par exemple, chez Zimo, il existe trois catégories principales : les miniatures (N), les standards (HO/OO) et les grandes échelles (0, 1, G - encore non vendus sur notre site, disponibles à la commande).

Cette classification découle de deux facteurs, le courant qui peut être délivré, et la taille du décodeur.

Cette classification n’est pourtant pas absolue. Ainsi, vous pouvez très bien utiliser un décodeur miniature comme le MX616 dans un modèle HO standard avec peu de fonctions et faible consommateur de courant (cf. infra). Vous pourrez par contre difficilement faire l’inverse en raison de la taille des décodeurs HO. De même, ces décodeurs HO délivrent 1,2 ampère de courant (+0,6 ampère pour les fonctions avec les MX635/636). Ils peuvent donc également être utilisés pour les plus grandes échelles.

En effet, sauf le MX616 (max 24v) et le MX600 (max 30v), tous les décodeurs Zimo miniatures et standards acceptent jusqu’à 35 volts de tension. L’ensemble des décodeurs Zimo peuvent donc être utilisés sur les installations les plus puissantes.

Ce qu’il faut retenir : la classification est indicative. Elle permet de faciliter le choix du modéliste sur des modèles standards, mais n’est pas forcément la plus adaptée à des montages particuliers.

La puissance d’un DÉCODEUR moteur

Le terme de “puissance” est un abus de langage. Il vaudrait mieux utiliser le terme de “courant” que le décodeur est capable de délivrer au moteur de la locomotive (et qui s’exprime en ampère). Ceci est déterminant pour pouvoir faire avancer les machines. Ce courant dépend principalement de la masse du modèle, de son ou ses moteurs.

Pour s’y retrouver, les décodeurs sont généralement classés par échelle. Ceci ne fait en aucun cas loi. D’autant que les décodeurs actuels sont capables de délivrer un courant très important et que les modèles récents bénéficient de moteurs optimisés. Ainsi, la série des décodeurs Zimo allant de MX633 à MX645, est capable de délivrer jusqu’à 1,2 ampère en fonctionnement régulier. Parmi eux, les MX635 et MX636 ont même 0,6 ampère dédié aux fonctions accessoires (éclairage, servomoteur, générateur de fumée), en plus des 1,2 ampère pour le moteur. Ils peuvent ainsi être exportés pour l’échelle O (voire 1 et G).

Pour donner un ordre de grandeur indicatif :

  • En N, les moteurs consomment en moyenne 150mA (30mA mesurés sur un modèle récent en plastique, 350 sur un modèle en métal des années 70).

  • En HO/OO, les moteurs consomment en moyenne 300mA (70mA mesurés sur un modèle récent en plastique à chassis léger, 350 sur modèles anciens ou à chassis lourd).

  • En O, les moteurs consomment en moyenne 500mA

  • En 1, les moteurs consomment en moyenne 1 A

  • En G, les moteurs consomment en moyenne 1,5 A

Bien sûr, tout ceci est indicatif et dépend de chaque moteur, de la masse de votre modèle, de la charge qu’il aura à tirer. L’état de la mécanique n’est pas à négliger. Une locomotive huilée régulièrement verra ses performances améliorées, ainsi que sa durée de vie prolongée.

A la gestion électrique du moteur, il faut ajouter la consommation des alimentations annexes : l’éclairage (20mA par LED), des éventuels accessoires (servo-moteurs ou générateur de fumée). Selon les décodeurs, ce courant vient s’ajouter ou se soustraire au courant total dédié au moteur.

Pour évaluer la consommation de courant d’un modèle, il faut brancher en série un ampèremètre (un ampèremètre doit toujours être branché en série) entre les rails et la source du courant qui les alimente. Il convient de faire cette évaluation en mode analogique pour un relevé optimum (soit avant digitalisation du modèle).

Ce qu’il faut retenir : les décodeurs délivrent actuellement suffisamment de courant pour gérer des échelles plus grandes que leur catégorie d’échelle. Les fonctions recherchées seront donc plus déterminantes que l’intensité motrice dans le choix du décodeur. Ceci permet également de se porter sur des décodeurs plus petits lorsque le gain de place est déterminant.

La connectique

Ce point peut vous faciliter la vie. Le digital devenant le nouveau standard, les constructeurs de modèles intègrent dès la conception l’emplacement du décodeur qui activera le moteur de la machine et ses différentes fonctionnalités (éclairage principalement). Ainsi, un certain nombre de connectiques ont été développées, pour faciliter les branchements, et standardisées, pour rationaliser la production des décodeurs.

Il existe cependant pas moins de 7 connectiques différentes :

  • NEM651. Le standard pour la connexion à 6 broches linéaires. Ces broches servent à assurer l’alimentation (par les rails) du décodeur (fils rouge et noir), l’alimentation du moteur par le décodeur (fils orange et gris) et deux fonctions, généralement la lumière avant et la lumière arrière qui s’inversent automatiquement selon le sens de marche (respectivement fils blanc et jaune, appelés fonctions 0 avant et arrière, souvent résumées en anglais F0fwd/F0rev, ou en allemand F0vr/F0rü).

    Indexation : broche n°1 (pin 1), fil orange.

    Attention, sur les version N de ZIMO (broches directement soudées au décodeur, sans câble de couleur), la broche n° 1 correspond à celle du moteur droit (broches vers le bas, soudures vers soi, broche la plus à gauche).

  • NEM652. Le standard pour la connexion à 8 broches sur deux rangées de quatre broches. Hormis la disposition des broches, il s’agit du même dispositif que précédemment auquel vient s’ajouter a minima un fil bleu servant à alimenter l’éclairage du modèle (borne positive commune), pour connecter par exemple les LED des fils blanc et jaune. Selon les décodeurs, un huitième fil peut être présent. Il s’agira alors d’un fil vert, servant la première des fonctions supplémentaires : FO1 (pour “Function Ouput 1”, soit sortie fonction n°1 ; FA1 en allemand, pour “Funktion Ausgänge 1”).

    Indexation : broche n°1 (pin 1), fil orange.

  • Plux12 (NEM658). Ce standard, contrairement à son nom, alimente 11 broches. La broche n°11 est en effet coupée, elle sert à l’indexation du décodeur pour le placer dans le bon sens. Il y a donc 3 broches supplémentaires par rapport au NEM652 : il s’agit a minima de FO2 (l’équivalent du fil marron pour les décodeurs câblés). Les deux autres broches servent soit à FO3 et FO4, soit à brancher un haut-parleur dans le cas d’un décodeur sonore. Chez Zimo, cette connectique n’est pas utilisée en sonore (mais pour FO3 et FO4, soit 6 fonctions en tout). On retrouve cette connectique chez le MX600 et MX623.

    Indexation : broche n°11 (pin 11). La broche 11 est généralement facilement reconnaissable parce que sa tige mâle est coupée (connectique vers le bas, rangée la plus extérieure, 4e position en partant de la gauche).

  • Plux16. NEM658 également, 4 broches pour les fonctions (FO0 à FO2), deux broches pour une alimentation extérieure, une broche positive pour le condensateur, et deux sorties logiques. Particularité Zimo : la fonction FO8 des versions câblées n’est pas disponible pour les décodeurs en version Plux16 (cette broche correspond à l’indexation. Elle est donc coupée). Contrairement au Plux12, FO3 et FO4 ne sont pas alimentées par broche (mais disponibles pour câblage sur le reste de la platine). En effet, ces broches servent à brancher le haut-parleur.

    Indexation : broche n°11 (pin 11). La broche 11 est généralement facilement reconnaissable parce que sa tige mâle est coupée ou retirée pour servir de détrompeur (connectique vers le bas, rangée la plus extérieure, 5e position en partant de la gauche).

    Particularité Zimo : la broche n°11 sur les décodeurs les plus évolués (MX635, MX645, MX648) est alimentée malgré le détrompeur. Il est donc possible de souder à l’embase de la connectique un câble pour bénéficier de cette fonction. N’hésitez pas à nous contacter pour un conseil sur la question. Nous pouvons également nous charger de la soudure.

  • Plux22. Dernier de la famille NEM658, et le plus complet, avec 10 fonctions connectées (FO0 à FO8), les deux sorties logiques, les broches pour l’alimentation et le condensateur, et une broche pour un commutateur externe (interrupteur ILS - reed). En version sonore, 9 fonctions mais 2 broches pour haut-parleur.

    Indexation : broche n°11 (pin 11). La broche 11 est généralement facilement reconnaissable parce que sa tige mâle est coupée (connectique vers le bas, rangée la plus extérieure, 6e position en partant de la gauche).

    Particularité Zimo : la broche n°11 sur les décodeurs les plus évolués (MX635, MX645, MX648) est alimentée malgré le détrompeur. Il est donc possible de souder à l’embase de la connectique un câble pour bénéficier de cette fonction. N’hésitez pas à nous contacter pour un conseil sur la question. Nous pouvons également nous charger de la soudure.

  • Next18 (NEM662). Connectique discrète indiquée pour le N, à 18 broches dont 4 dédiées à la prise de courant. Chez Zimo, la configuration non sonore implique : 8 fonctions dont deux logiques et deux modifiables (standard ou logique). En configuration sonore : 6 fonctions dont deux modifiables (standard, logique ou interrupteur externe). Chez Zimo, le MX618 (non sonore) et MX658/659 (sonores) offrent cette connectique.

    Indexation : par défaut, broche n°1 (pin 1). La configuration de la connectique Next18 étant complètement symétrique, l’orientation du décodeur n’a aucune conséquence irrémédiable. La seule conséquence sera l’inversion du sens de la marche (moteur et fonctions). Ceci peut également être réglé par programmation.

  • 21MTC (NEM660). Le grand classique de la connexion multiple. Chez Zimo, cette connectique est déclinée en deux configurations (appelées C et D). La version C correspond au standard NMRA (avec FO3 et FO4 en sorties logiques). La version D transforme FO3 et FO4 en sortie standard. Quelque soit la version, 2 broches servent au haut-parleur, deux sont pour une alimentation extérieure. Une broche peut également servir pour un commutateur externe. Chez Zimo, des décodeurs sont dédiés à cette connectique : MX644, MX636 et MX638 (également le MX634 entre autres connectiques). Mis à part pour le MX644, il est possible de passer d’une version à l’autre simplement par modification de la CV #8.

    Indexation : à l’instar du NEM658, sur la broche n°11, mais dans la configuration suivante : rangée la plus extérieure, connectique vers le bas, 1ère broche en partant de la droite. Le verso du décodeur permet d’identifier clairement cette broche (la seule qui n’est par percée).

A savoir, une connectique n’est qu’une centralisation des branchements électriques (comme un tableau électrique où le décodeur serait le répartiteur et la connectique, le bornier). Cependant, cette connectique peut prendre de la place notamment dans le cas de NEM651 ou NEM652 placées dans des modèles étroits. Ainsi, notamment dans le cas d’une sonorisation, où le décodeur est plus large et où il faut placer le haut-parleur, il peut être nécessaire d’enlever cette connectique pour un câblage direct.

Ce qu’il faut retenir : identifier la connectique du modèle à équiper, et son indexation (la broche utilisée pour le placement du décodeur).

La taille du DÉCODEUR

Il faut bien entendu prendre en compte le volume disponible dans votre modèle pour y intégrer un décodeur (c’est principalement ce qui classe les décodeurs dédiés au N). Si vous utilisez un décodeur moteur non-sonore et que votre machine est pourvue d’un connecteur selon les standards évoqués plus haut, le constructeur a généralement prévu l’emplacement suffisant pour y loger le décodeur adéquat.

Cependant, si vous avez affaire à un modèle particulièrement étroit, ou ne disposant pas de connecteur, ou alors si vous voulez passer à la sonorisation en ajoutant des décodeurs sonores plus volumineux auxquels il faudra adjoindre un haut-parleur, il faudra alors étudier minutieusement la place disponible. Plus l’échelle est petite, plus ces éléments se vérifieront.

Ainsi il peut être à prévoir des modifications. Minimes ou plus importantes, ces modifications doivent être mesurées. En effet, elles impliquent une annulation de la garantie constructeur, et sont bien sûr irrémédiables. Il faut donc bien étudier la question. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’avis sur la question (nous ne facturons pas le conseil).

Ce qu’il faut retenir : comme pour un haut-parleur, utilisez de préférence le décodeur le plus gros qui puisse tenir dans votre modèle (recherche du compromis capacité/place disponible), en veillant à maintenir une marge pour que le décodeur ne soit pas compressé.

LES fonctions et fonctionnalités du décodeur

Il ne faut pas confondre le nombre de fonctions, ou sorties, que votre décodeur peut alimenter (FO0av/arr, FO1, FO2… FO10), et l’ensemble des fonctionnalités activables par votre centrale DCC (F0 à F28 pour les plus capables).

Les fonctions de votre décodeur sont les sorties physiques auxquelles seront branchées des composants électroniques (LED, servomoteurs, générateur de fumées). Chez Zimo elles sont au minimum de 4 (FO0av/arr, FO1 et FO2) et peuvent aller jusqu’à FO12. Elles peuvent être standard (on/off) ou à signal logique (soit en configuration SUSI/servo, soit en configuration sortie logique pour commutation d’un transistor externe).

Les fonctionnalités correspondent à la programmation du décodeur, soit le nombre de “touches” différentes qu’on peut activer pour tel ou tel événement (actuellement au nombre de 29 sur la plupart des dernières centrales DCC).

Plusieurs fonctionnalités peuvent activer plusieurs fois, mais de manière différentes, chacune des fonction du décodeur. Ainsi, je peux activer les feux rouges de la marche avant (FO1 par exemple, si les LED correspondantes ont été branchées à cette sortie du décodeur) en appuyant par exemple sur la commande F1 de ma commande DCC. Mais également, je peux activer de nouveau ces mêmes feux rouges FO1 simultanément avec ceux de la marche arrière (branchés sur FO2) en appuyant par exemple sur la commande F5 de ma centrale digitale, en l’occurrence pour actionner les feux de stationnement (feux rouges avant et arrière enclenchés).

La carte des fonctionnalités (mapping) correspond à votre paramétrage (telle fonctionnalité correspond à telle fonction).

L’emplacement des fonctions est lui établi par la connectique du décodeur (cf. supra, chapitre “La connectique”).

Ce qu’il faut retenir : Les fonctionnalités sont régies par la programmation que vous ferez de votre décodeur. Les fonctions sont fixes et physiques. Elles alimenteront le dispositif que vous y brancherez.

 
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